ÉconomieValidé
Nouvelles coupes budgétaires en vue
Le gouvernement réunit ce 7 juillet un « comité d'alerte des finances publiques » pour faire le bilan du premier semestre, avec à la clef l'annonce attendue de nouvelles économies. Objectif : compenser notamment le coût de la guerre au Moyen-Orient, après 6 milliards d'euros de coupes déjà présentés en avril. La Cour des comptes rappelle que la dette française, à 117,5 % du PIB fin mars, est la seule de la zone euro à avoir dépassé son pic de la crise Covid.
Ces arbitrages déterminent où l'État va réduire ses dépenses cette année, ce qui touche à terme les services publics, les aides et la fiscalité de chacun. Concrètement, moins de marges budgétaires signifie des choix serrés sur ce que l'argent public finance.
JuridiqueValidé
Vote sur la réforme de la justice pénale
Les députés votent ce mardi 7 juillet sur le projet de loi de Gérald Darmanin sur la justice criminelle. Le texte ressort très remanié : le ministre a renoncé au « plaider-coupable » criminel (peine négociée sans procès complet), et l'Assemblée a retiré l'entrée d'assesseurs citoyens dans les cours criminelles et l'anonymisation des noms dans les décisions de justice. Le vote a lieu alors qu'avocats et magistrats se sont mobilisés lors d'une journée « Justice morte » contre la politique du garde des Sceaux.
Cette réforme vise à accélérer le jugement des crimes, mais les professionnels du droit redoutent qu'une justice plus rapide se fasse au détriment des droits de la défense. Le vote dira lesquelles de ces mesures contestées seront finalement retenues.
GéopolitiqueValidé
Sommet de l'OTAN sous tension
Le sommet de l'OTAN s'ouvre ce 7 juillet à Ankara, réunissant sur deux jours les dirigeants des 32 pays membres. Le président américain Donald Trump a relancé le doute sur l'engagement des États-Unis, jugeant le 2 juillet « ridicule » leur relation avec l'Alliance. Emmanuel Macron s'y rend pour la première fois dans la capitale turque ; le soutien à l'Ukraine et l'objectif d'investissement de défense à 5 % du PIB figurent au cœur des discussions.
L'enjeu pour les Européens est de convaincre Washington qu'ils assument une part croissante de leur propre sécurité, afin d'éviter une rupture transatlantique. Ce que décide l'Alliance pèse directement sur le soutien à l'Ukraine et sur les budgets militaires européens, France comprise.