ÉconomieValidé
Croissance 2026 revue à la baisse
Réuni le 7 juillet, le comité d'alerte des finances publiques piloté par le Premier ministre Sébastien Lecornu a acté une révision de la prévision de croissance pour 2026, ramenée à 0,7 % (contre 0,9 % attendus en avril). C'est la deuxième baisse de l'année, justifiée par un début d'année moins favorable qu'anticipé et par les répercussions du conflit au Moyen-Orient. Le gouvernement maintient toutefois son objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB. L'inflation, montée à 2,4 % sur un an en mai, est redescendue à 1,8 % en juin.
Moins de croissance, c'est moins de richesse produite et donc moins de recettes fiscales : atteindre l'objectif de déficit devient plus difficile, ce qui rend probables de nouvelles coupes dans les dépenses publiques. Concrètement, ce sont les arbitrages du prochain budget - services publics, aides, impôts - qui se jouent derrière ces chiffres.
JuridiqueValidé
Le Pen : inéligibilité réduite en appel
Le 7 juillet, la cour d'appel de Paris a rendu son arrêt dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du Rassemblement national. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis, la partie ferme devant être purgée sous bracelet électronique. Surtout, la cour a fortement réduit la peine d'inéligibilité, à 45 mois dont 30 avec sursis (contre cinq ans en première instance), une part déjà purgée. Elle dispose de dix jours pour se pourvoir en cassation.
L'inéligibilité était le point décisif : sa réduction ouvre à Marine Le Pen la voie d'une candidature à la présidentielle de 2027, alors qu'une confirmation de la peine initiale l'en aurait empêchée. Le dossier n'est pas définitivement clos tant que le délai de pourvoi en cassation n'est pas passé.
GéopolitiqueValidé
Sommet de l'OTAN à Ankara
Les 32 pays de l'OTAN sont réunis à Ankara les 7 et 8 juillet, en présence notamment d'Emmanuel Macron et de Donald Trump. Selon un projet de déclaration finale approuvé au niveau des ambassadeurs, les alliés - États-Unis compris - doivent réaffirmer leur engagement envers la défense collective (article 5) et l'objectif de porter les dépenses militaires à 5 % du PIB, décidé au sommet de La Haye en 2025. Le texte final doit être entériné par les dirigeants à la clôture, ce 8 juillet, et n'était donc pas encore publié au moment de la rédaction.
L'enjeu du sommet est la cohésion de l'Alliance, fragilisée par les critiques répétées de Donald Trump sur le partage du fardeau financier. Réaffirmer l'article 5 (« une attaque contre un allié est une attaque contre tous ») vise à rassurer les Européens sur l'engagement américain, dans un contexte de guerre en Ukraine et de tensions au Moyen-Orient.