ÉconomieValidé
Engrais : plan d'urgence présenté
Ce jeudi 9 juillet, les ministres de l'Agriculture et de l'Industrie présentent un « plan d'urgence » engrais pour les agriculteurs. Il intervient alors que les fertilisants azotés ont grimpé en Europe autour de 500 euros la tonne, contre environ 380 euros l'hiver précédent, une hausse aggravée par le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz. L'Union européenne importe environ 60 % des engrais qu'elle utilise, ce qui rend ses agriculteurs très exposés à ces chocs de prix.
Les engrais représentent un poste de coût majeur pour les céréaliers : quand leur prix flambe, c'est le coût de production du blé et d'autres cultures qui grimpe, avec un risque, à terme, de répercussion sur les prix alimentaires. Ce plan vise à amortir ce choc pour éviter une nouvelle poussée de colère agricole.
JuridiqueValidé
Mineurs en détention : vide juridique
Depuis le 1er juillet, la justice n'a plus de base légale claire pour maintenir en prison, avant leur procès, les mineurs de plus de 16 ans accusés d'un crime et renvoyés devant une cour d'assises. En cause : une disposition de 2019 censurée par le Conseil constitutionnel en juin 2025, qui avait laissé un an au législateur pour la corriger - délai expiré sans qu'aucune loi ne soit votée. La Chancellerie évalue à « une petite dizaine » les cas concernés, sur environ 300 mineurs détenus pour des faits commis entre 16 et 18 ans, et a déposé un amendement dont l'adoption est espérée mi-juillet.
Concrètement, des avocats peuvent demander la remise en liberté de leurs clients mineurs en attente de procès, en plaidant que leur détention n'a plus de fondement. Le sujet est d'autant plus sensible qu'il touche à la fois à la sécurité et aux droits des mineurs, et il devra être tranché par les juridictions tant que la loi n'est pas corrigée.
GéopolitiqueValidé
Trump enterre la trêve avec l'Iran
Le 8 juillet, en marge du sommet de l'OTAN à Ankara, Donald Trump a déclaré « terminé » le cessez-le-feu avec l'Iran et annoncé de nouvelles frappes. La séquence a suivi l'attaque de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, des frappes américaines sur plus de 80 cibles iraniennes, et des ripostes iraniennes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Cet enchaînement marque l'effondrement des négociations indirectes menées via des intermédiaires. Certains analystes nuancent toutefois, estimant que la rhétorique de M. Trump ne signifie pas un retour assuré à une guerre totale.
Le détroit d'Ormuz est un passage clé du transport mondial de pétrole : toute tension y fait grimper les cours, et l'annonce a fait bondir le baril de Brent de plus de 6 %, à près de 79 dollars. Pour l'Europe et la France, très dépendantes des importations d'énergie, cela peut se traduire à terme par une hausse des prix des carburants et de l'énergie.