ÉconomieValidé
Livret A : le rendement fond
Le taux du Livret A est passé de 2,4 % à 1,5 % en un an, après une nouvelle baisse au 1er février 2026. Conséquence : en 2025, le Livret A a connu sa première décollecte annuelle depuis plusieurs années (-2,12 milliards d'euros) ; ce n'est que la troisième depuis 2009, après 2014 et 2015. Sur l'ensemble des livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP), la décollecte nette atteint 8,2 milliards d'euros en 2025, après une collecte de 20,1 milliards en 2024.
Concrètement, votre Livret A rapporte deux fois moins qu'il y a un an, même s'il reste légèrement au-dessus de l'inflation. Beaucoup d'épargnants déplacent leur argent vers l'assurance-vie ; or ces fonds financent notamment le logement social, dont le coût dépend de ce taux.
JuridiqueValidé
Loi justice criminelle adoptée
Le Parlement a définitivement adopté, jeudi 9 juillet, la loi sur la justice criminelle portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin (232 voix contre 99 au Sénat). Le texte a été fortement réduit : sa mesure phare, un « plaider-coupable » pour certains crimes, a été retirée face à l'opposition des avocats et d'une partie des magistrats. Il intègre une mesure d'urgence pour combler un vide juridique, apparu le 1er juillet, sur le maintien en détention provisoire des mineurs de plus de 16 ans accusés de crimes, et autorise l'usage de la généalogie génétique (bases privées de tests ADN) pour élucider des affaires anciennes.
L'objectif affiché est de désengorger des tribunaux submergés de dossiers, mais la réforme n'est pas allée au bout de ses ambitions initiales. Plusieurs parlementaires ont annoncé saisir le Conseil constitutionnel, jugeant fragile le dispositif ajouté sur les détentions provisoires.
GéopolitiqueValidé
Trump menace de frapper l'Iran
Dans la nuit du 10 au 11 juillet, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que « 1 000 missiles » étaient prêts et pointés vers l'Iran, avec « des milliers d'autres » à suivre, si Téhéran tentait de l'assassiner. Il a assuré que les ordres avaient déjà été donnés à l'armée américaine, prête selon lui à « détruire complètement » l'Iran pendant un an, voire plus. Ces propos surviennent alors que Washington dit poursuivre des négociations avec Téhéran, tout en considérant le cessez-le-feu comme terminé.
Après une guerre de trois mois entre les deux pays, cette surenchère fragilise un cessez-le-feu déjà précaire. L'enjeu dépasse la région : le trafic dans le détroit d'Ormuz, passage clé du pétrole mondial, reste perturbé, et toute fermeture pèserait sur les prix de l'énergie, y compris à la pompe en Europe.