dimanche 12 juillet 2026

ÉconomieValidé

Le pétrole souffle, la pompe aussi

Les cours du pétrole ont reflué en fin de semaine : le Brent a clôturé à 76 dollars le baril (environ 66,59 euros) et le WTI américain à 71,41 dollars, après une semaine très agitée. Le marché parie sur un retour progressif à la normale du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, ce couloir du Golfe par lequel transite une grande partie du pétrole mondial, à la faveur des signes de reprise du dialogue entre Washington et Téhéran. Attention toutefois : les navires reviennent, mais le trafic reste encore inférieur à son niveau habituel.

Un pétrole moins cher, c'est du carburant potentiellement moins onéreux à la pompe et une pression relâchée sur les prix, une bonne nouvelle pour votre budget si la baisse se confirme. Mais tant que le détroit d'Ormuz ne retrouve pas son trafic normal, le risque d'une remontée brutale des prix reste présent.

JuridiqueValidé

Justice criminelle : loi adoptée

Le Parlement a définitivement adopté, le 9 juillet, la loi sur la justice criminelle portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, après un ultime vote du Sénat (232 voix contre 99). Le texte a été fortement allégé : la mesure phare de « plaider-coupable » criminel, contestée par les avocats et une partie des magistrats, a été retirée. Il autorise en revanche les enquêteurs à consulter, sous contrôle d'un juge, des bases de données ADN privées (souvent américaines, issues de tests génétiques dits « récréatifs »). Il colmate enfin en urgence un vide juridique apparu le 1er juillet sur la détention provisoire des mineurs de 16 ans et plus accusés de crimes.

Concrètement, ce vide juridique menaçait de rendre impossible le maintien en prison, avant leur procès, de certains adolescents accusés de crimes graves ; la loi rétablit cette possibilité en l'encadrant. Plusieurs parlementaires ont annoncé saisir le Conseil constitutionnel, qui pourrait donc encore censurer une partie du texte.

GéopolitiqueValidé

Trump menace, la trêve vacille

Le président américain Donald Trump a menacé samedi, sur son réseau Truth Social, de « décimer » l'Iran si Téhéran tentait de l'assassiner, évoquant « 1 000 missiles prêts à tirer ». Il a déclaré le cessez-le-feu conclu le mois dernier « terminé », tout en affirmant que des pourparlers se poursuivaient. Dans le même temps, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est rendu à Oman pour des discussions sur la sécurité dans le détroit d'Ormuz, sous l'égide de médiateurs régionaux. Les deux camps s'accusent mutuellement de violer l'accord intérimaire.

Le détroit d'Ormuz laisse passer une part majeure du pétrole et du gaz mondiaux : chaque poussée de tension y fait remonter les prix de l'énergie, avec un effet direct sur les factures en Europe. Une escalade militaire ruinerait les efforts de désescalade en cours et raviverait l'incertitude sur les marchés.