mercredi 22 juillet 2026

ÉconomieValidé

BCE : statu quo attendu

La Banque centrale européenne réunit son conseil des gouverneurs les 22 et 23 juillet, avec une décision sur les taux attendue mercredi. Après avoir relevé ses taux de 0,25 point le 11 juin (sa première hausse en près de trois ans), portant à 2,25 % le taux qui rémunère les dépôts des banques, elle devrait cette fois les laisser inchangés. Une enquête Reuters auprès de 74 économistes anticipe ce maintien, même si une majorité prévoit une nouvelle hausse d'ici la fin de l'année, plutôt en septembre.

Ce taux de référence se répercute sur le coût des crédits immobiliers et à la consommation, ainsi que sur la rémunération de l'épargne. Une pause signifie ni renchérissement supplémentaire des emprunts, ni détente, dans un contexte où l'inflation reste surveillée de près.

PolitiqueValidé

Le retour dérogatoire d'un pesticide

Dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 juillet, l'Assemblée nationale a adopté par 296 voix contre 224 le projet de loi d'urgence agricole. Le texte autorise, à titre dérogatoire, la réintroduction de certains pesticides, dont l'acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes jusqu'ici interdit en France et jugé nocif pour les abeilles. Le Sénat devait se prononcer mardi pour une adoption définitive qui faisait peu de doutes.

Le texte oppose ceux qui invoquent la compétitivité des agriculteurs face aux produits importés et ceux qui dénoncent un recul environnemental et sanitaire. Son adoption ravive un débat sensible sur l'usage des pesticides, à quelques mois d'échéances électorales.

GéopolitiqueValidé

Iran : une trêve sur la table

Selon le média américain Axios, cité le 21 juillet, le Qatar, l'Égypte, le Pakistan et d'autres médiateurs régionaux ont soumis aux États-Unis et à l'Iran un projet de cessez-le-feu. Le plan viserait à arrêter les hostilités, rouvrir le détroit d'Ormuz et sauver le protocole d'accord rompu entre Washington et Téhéran. Rapportée par Axios, cette information n'était pas confirmée officiellement à ce stade; toujours selon ce média, Israël se préparait de son côté à une possible escalade.

Le détroit d'Ormuz est un passage stratégique par lequel transite une grande partie du pétrole mondial, et toute tension y fait grimper les prix de l'énergie. Une trêve, si elle se confirmait, pourrait apaiser les marchés et les prix à la pompe, mais la prudence reste de mise tant que rien n'est signé.