lundi 3 août 2026

ÉconomieEn attente

L'OPEP+ rouvre les vannes

Réunis en visioconférence le dimanche 2 août, sept pays de l'OPEP+ (l'alliance des grands producteurs de pétrole, dont l'Arabie saoudite et la Russie) ont décidé d'augmenter leur production. L'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l'Algérie et Oman ont validé une hausse de 188 000 barils par jour pour septembre, un volume identique aux derniers mois. C'est le sixième mois consécutif de hausse. Selon plusieurs analystes, ce pourrait être l'une des dernières augmentations avant une pause au quatrième trimestre.

Plus de pétrole sur le marché pousse en théorie les prix vers le bas, ce qui peut alléger votre plein d'essence et votre facture de chauffage. Mais l'effet reste incertain : la guerre au Moyen-Orient et les difficultés de navigation dans le détroit d'Ormuz et en mer Rouge entretiennent l'incertitude sur l'approvisionnement mondial.

JuridiqueEn attente

Rachats étrangers, l'État resserre

Matignon a publié dimanche 2 août un décret renforçant le contrôle de l'État sur les achats d'entreprises françaises sensibles par des investisseurs étrangers. Jusqu'ici, l'autorisation du ministre de l'Économie était requise à partir de 25 % de détention ; le seuil est abaissé à 10 % pour un investisseur non-européen entrant au capital d'une entreprise sensible cotée en Bourse. Le contrôle est aussi étendu aux prises de contrôle de succursales d'entités étrangères et aux activités liées aux matières premières critiques.

Concrètement, l'État peut bloquer plus tôt l'entrée d'un actionnaire étranger dans une entreprise jugée stratégique (défense, énergie, santé, technologies clés). L'objectif affiché est de protéger des savoir-faire considérés comme essentiels à la sécurité du pays.

GéopolitiqueEn attente

Maduro tend la main

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, capturé par l'armée américaine début janvier, a salué dimanche 2 août depuis sa prison de New York tout chemin de dialogue entre pouvoir et opposition, discussions qui doivent s'ouvrir la semaine prochaine sous supervision américaine. Beaucoup espèrent qu'elles déboucheront sur une transition politique et des élections. L'ouverture du procès de Maduro pour trafic de drogue est programmée pour le 1er juin 2027 : incarcéré à Brooklyn, l'ex-chef d'État de 63 ans est poursuivi pour quatre chefs d'accusation, dont narcoterrorisme.

Sept mois après l'intervention militaire américaine qui a renversé le dirigeant, ces pourparlers pourraient dessiner l'avenir politique du Venezuela, l'un des pays les plus riches en pétrole. La supervision de Washington sur le processus interroge sur la souveraineté réelle de cette transition, d'autant que Donald Trump a estimé vendredi que le pays n'était pas prêt pour de nouvelles élections.