mardi 11 août 2026

ÉconomieEn attente

Sécheresse : les agriculteurs réclament des milliards

Le premier syndicat agricole français réclame un soutien d'État exceptionnel face à la sécheresse, aux canicules et aux incendies de l'été. Son président Arnaud Rousseau a déclaré le 8 août sur franceinfo avoir besoin d'un « choc de réactivité rapide » et a chiffré les besoins de l'agriculture française à « plusieurs milliards d'euros ». La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a annoncé le 5 août un plan d'accompagnement canicule-sécheresse-incendies, avec l'objectif qu'aucun agriculteur ne soit « laissé seul face à cette situation ». La sécheresse 2026 place 67 départements en situation de crise.

Le gouvernement doit annoncer le montant de son plan à la rentrée : c'est ce chiffre, encore inconnu, qui dira si l'aide est à la hauteur des pertes. Céréaliers, maraîchers, éleveurs et vignerons voient leurs cultures et leurs animaux souffrir des vagues de chaleur, ce qui peut peser, à terme, sur les prix de certains produits alimentaires dans vos rayons.

JusticeEn attente

Sapin II : première sanction d'entreprise

Dix ans après l'entrée en vigueur de la loi Sapin II, la commission des sanctions de l'Agence française anticorruption prononce sa première décision à l'encontre d'une entreprise et de son dirigeant. L'Agence française anticorruption est l'organisme public chargé de vérifier que les entreprises mettent bien en place des dispositifs pour prévenir la corruption. Information rapportée par Le Club des Juristes et non encore recoupée à ce stade par une source primaire ou une seconde source indépendante.

C'est une première : jusqu'ici, l'agence contrôlait et recommandait, mais n'avait jamais sanctionné directement une société. Si elle se confirme, cette décision montre que la loi anticorruption de 2016 dispose désormais de véritables moyens de contrainte, et pas seulement d'un pouvoir de conseil.

GéopolitiqueEn attente

Ormuz sous tension, le pétrole grimpe

Les marchés restent suspendus au sort du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une large part du pétrole mondial. Les cours du brut ont augmenté en raison des incertitudes quant à la date à laquelle le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir et permettre la reprise des flux mondiaux. Cette incertitude a alimenté une hausse du pétrole, avec un baril de Brent en progression de 4 % lundi. À la Bourse de Paris, les investisseurs adoptent une attitude prudente en évaluant les perspectives d'une réouverture du détroit.

Quand ce goulet d'étranglement se bloque, le prix du pétrole monte, car l'offre mondiale se resserre. Concrètement, cela peut se répercuter sur le prix à la pompe et raviver l'inflation en Europe, très dépendante des importations d'énergie.